inniù

Métallurgie artisanale - Taillanderie

Mode de fabrication

Tous les outils (parmi lesquels figurent les couteaux) sont forgés artisanalement dans l’atelier. Les aciers feuilletés et les aciers de bas foyer qui entrent dans la fabrication de ces outils y sont également élaborés. Tous les traitements thermiques ainsi que les finitions et patines y sont également réalisés. Qu’ils soient d’origine artisanale ou industrielle, les aciers employés sont tous des aciers simples. Hormis le carbone, ils ne contiennent pas d’autres éléments d’alliage en quantité significative. Les aciers inoxydables ne sont pas utilisés.

 

Le combustible utilisé est exclusivement le charbon de bois fabriqué à partir de bois issu de forêts locales. Exempt de souffre et de phosphore (contrairement à la houille) il préserve les qualités des aciers (les poumons du forgeron et l'atmosphère également !).

Métallurgie artisanale

L'association de ces deux termes peut sembler étrange, paradoxale même et pourtant ! Bien avant l’ère des haut-fourneaux et de ses torrents de fonte, le fer et l'acier étaient produits par l'artisan.

 

Après plus d'un siècle durant lequel il était devenu inconcevable qu'une personne seule puisse fabriquer son propre acier, la métallurgie artisanale sort de l'oubli et les férons® (artisans qui produisent du fer et de l'acier) fabriquent de nouveau du fer et de l'acier. Sans passéisme, cette démarche se justifie pleinement par les qualités remarquables des aciers de bas-foyer ainsi que par les dimensions humaines et éthiques de leurs fabrications.

 

L'atelier inniù s'inscrit pleinement dans cette démarche d'indépendance et fabrique du fer et de l'acier. Matière première pour la réalisation de couteaux de cuisine, ces métaux peuvent également servir à la fabrication d'outils de très grande qualité.

Les aciers employés

Aciers au carbone

Ils proviennent du "Saut du Tarn", acquis juste avant que ce célèbre laminoir ne cesse la production de ces aciers. Ces derniers ont une chimie très propre et se prêtent très bien à la réalisation des outils et notamment des lames de couteau. Leur utilisation à l'atelier permet de proposer d'excellents produits d'entrée de gamme. Ils permettent l'obtention de grains fins et par conséquent de bons fils de coupe. Ils sont également très faciles à affûter. 

 

Aciers composites

Ils sont élaborés à l'atelier en associant des aciers aux nuances de carbone différentes. Le résultat est un matériaux composite qui allie les qualités de ces composants : dureté pour les teneurs élevées en carbone et résilience pour les faibles teneurs. C'est un matériau idéal pour les lames de couteau avec en prime de très intéressants motifs damassé.

 

Aciers de bas foyer

Ils sont fabriqués à partir de minerais de fer, traités et réduits en métal dans l'atelier. Leur qualités sont remarquables : dureté, souplesse, finesse du grain, capacités de coupe et résistance à la corrosion. Véritable métaux précieux, de très haute qualité, ils ont leur place aussi bien dans les couteaux que dans les outils de haut de gamme.

Montage des couteaux

Les lames des couteaux droit (par opposition aux couteaux pliants) et leur manche peuvent être assemblés de différentes façons.  Vous trouverez ci-dessous les montages utilisés à l'atelier.

 

 

Montage à plate semelle

C'est le montage le plus connu et le plus simple. Deux plaquettes (en bois, corne, os, matériaux synthétiques et parfois même en métal) sont fixées de chaque coté de la soie qui définie alors la forme du manche. C'est un montage robuste mais qui ne se démonte généralement pas. Ce dernier point rend moins aisé l'entretien et notamment l'affûtage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le montage à soie noyée

La soie de la lame est noyée dans le manche. Elle devient donc invisible ce qui rend le montage très esthétique. Dans le cas des couteaux inniù, l'assemblage est systématiquement sécurisé par une goupille (en bois dur ou en corne) et le bois du manche est renforcé par une bague ou par une ligature. Excellent montage pour les couteaux de cuisine, il offre la possibilité de démonter très facilement la lame, ce qui qui facilite grandement les opérations d'entretien (affûtage notamment). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le montage à soie traversante

La soie traverse ici intégralement le manche et n'est donc visible qu'à l'extrémité de celui-ci. La fixation est assurée par le biais d'un filetage et d'un écrou. Ainsi, tout comme dans le cas de la soie noyée, la lame est démontable pour son entretien. C'est un excellent montage et de plus très élégant.

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